24 février 2006

Du 16 au 22 Décembre


16 Décembre,

Tout d'abord trouver cette compagnie de bus et le lieu où il nous prendra. On trouve, je respire, l'horaire a un peu changé et il y a même un couple d'allemands qui prend ce bus aujourd'hui. On attend avec eux ce bus en retard de 30min et demandons au chauffeur où ce bus s'arrête-t-il en argentine afin d'organiser la prise de voiture... Pas simple car les heures sont imprévisibles … Mais le lieu oui : Terminal de Bus de Jujuy, ça promet ! Notre futur hôtel est à 80km de l'arrêt de bus et la voiture à 35km de l'arrêt de bus. (Ces suisses qui veulent tout organiser sont d'un compliqué ! Ha! mais j'y arriverais non de bleue euie (vaudois optimiste)

Après une ballade dans les rues de terre de SnP-Atacama, on découvre vite que l'on ne peut rien faire sans voiture et allons dans une agence booker nos trips d'aujourd'hui et demain.
Vers 16:00, coucher de s
oleil Valle della Luna (60km de piste dans ces formations de rocs plutôt rouges et dunes de sable, petites marches dans les dunes et les canyons, pour enfin voir du sommet de la montagne (3300m) le soleil se coucher. Sommes un peu blasés des couchers de soleil après le lac Kariba, suivi de Broome, suivi de la barrière de corail, suivi de la Thailande.



Ce coucher de soleil ne vaut pas le déplacement, mais la ballade si.
Rencontrons d'autres touristes avec échanges d'expériences et 2 canadiennes qui font leur 1er voyage. En majorité les gens ne vont pas en argentine par ce passage. Ils volent de Santiago, passent 3-5 jour à Snp-Atacama et hop retour. Bon. On mange vraiment léger car tout le monde a peur que les touristes soient malades demain, lever de soleil à 4500m... bonne nuit !




17 Décembre,

Réveil à 03:45, départ à 04:15 (le pti bus nous prends à hôtel, on cherche les 15 autres) et hop 2:30 de piste rugueuse pour voir les Geysers de El Tatio à 4300m. Bon, ces geysers, Ils fument, l'eau boue (bouillir), le guide nous fait cuire nos oeufs du ptidej inclus dans le prix; le café fait du bien je vous jure. Il fait 0deg et on bouge pour ne pas geler bien que très confortablement habillés, on bouge lentement car après 10 pas rapides, le souffle manque. Jolis, Le soleil se reflète dans les brumes des geysers, et ces fumées disparaissent avec le soleil et la température qui monte.


Ca vaut la peine de se lever si tôt d'autant plus que pendant le retour, le guide a envie de nous en mettre plein la vue et sort des pistes pour rouler le long des Rio et nous faire découvrir de petits salars avec la faune locale de ces altitudes (sommes toujours à 4000m, il y a des flamingos, il fait 23deg en T-shirt et on mitraille les monts environnants). Splendide ballade au milieu des monts de 5000m à une altitude de 4000m. J'espère de belles photos. (J’aurais du y rester un peu plus et y retourner, mais le timing des civilisés !)



Retour vers midi, un peu crevés, petite sieste, car on repart vers 16:00 pour encore 150km de piste sur le salar de Atacama (lac séché où le sel a recouvert entièrement le sol) Les cristaux de sels 30cm sur 30cm, jonchant le sol sont beiges et blancs et si l'on creuse on trouve l'eau en dessous. Verrons qques 150 flamingos de taille très respectable et assisterons à un autre couché de soleil un peu meilleur que le précédent.
SnP-Atacam est à 2500m, le Salar aussi, le ciel est pur bleu, pas de taches dans le ciel, la température chute un pe
u retour au 15deg et vers la civilisation du lieu.
Ce soir Biffe de lomo (filet de boeuf 350gr) et vin rouge. puis dodo croisons les doigts pour le bus, bonne nuit.

18 Décembre,

Ce matin pas une tache dans le ciel ptidej dehors mais à l'ombre car le soleil est puissant. Hier j'ai réussi à faire que la voiture soit livrée au terminal de bus de ce soir vers 21:00. (indécrottable suisse rêveur qui croit que ça va fonctionner, Idiot je suis et je reste et persiste on dirait)
Le Bus attendu vers 11:00 arrivera à 11:30 on montera dans ce semi-cama ( demie-couchette par personne où l'on peut faire semblant de dormir quand on est européen. Les chicos et chicas eux dorment là dedans depuis 4:00 rideaux tirés, et ça grincera quand on voudra voir dehors.
30min plus tard on passe la douane chilienne
. Ok 20min de queue, (Ursula raconte depuis ce jour que le conducteur du bus m’a fait signe d’enlever ma casquette car c’est impoli d’être casqué devant un officier de la douane ! Vous me connaissez pour savoir qu’il ne faut pas trop me titiller et ce d’autant plus que j’ai déjà franchi 2 fois la dite douane …bref ), c'est convenable pour sortir du Chili, et on commence notre montée vers les 4300m où se trouve la frontière Argentine. En chemin on frôle la Bolivie à 500m. Là haut vers 4200 (on passera les 4530m) c'est splendide mais c'est beau c'est zen le ciel est bleu pur, l'air est absent donc pas pollué et il y a un petit vent de 20-25 degrés. Si j'avais su, j’ aurais prévu une autre excursion dans ce coin avec un 4x4. Le paysage est constitué de salar les uns plus beaux que les autres, tout est rose et brun autour, douces collines de 5500m et le salar plat gris et blanc. J'aime mon Jura, mais là j'y passerais bien qques heures plusieurs fois par semaine à contempler.... MAIS enfin c'est beau quoi !
La frontière Argentine nous prendra 2:00 d'attente au milieu de rien même pas de toilettes, seule une infirmerie pour les gens atteints par l'altitude ( seulement 2 dans notre bus). On prend du retard sur l'horaire cependant.
La descente après 6:00 de bus ne prendra qu'une heure, mais les courbes du Nufenen sont bien gentilles. Nous descendrons 2000m en moins de 4km à vol d'oiseau. ça tourne le tout à 40kmh en espérant que les freins tiennent sinon Adieu ( ?!).
En arrivant à Jujuy vers 21:30, le terminal grouille de gens mais ça grouille énormément, et notre voiture n'est pas là. Le téléphone portable ne passe pas car tout le monde téléphone dans cet endroit qui pue les gaz d'échappement. (en moyenne dans un terminal de bus il a 10 cars qui font tourner le moteur pour avoir l'air conditionné ...).
On appelle par haut parleur le chauffeur, rien !. Nous téléphonons depuis une cabine la compagnie. Occupé. Après 5 tentatives on obtient la compagnie qui nous dit ah on vous attendait pour 22:30. Tranquillo! 22 :15 le chauffeur arrive on rempli son premier contrat ( ! no kidding), il ne parle pas ingles, moi no habla espagnol.... ça prendra un certain temps. Vers 23:00, Ursula en a marre, je m’énerve et je dis que je pars.... le gars prends peur et hop ça ira....
Une heure de route pour arriver à hôtel avec seulement 5 clients dont nous. Un peu crevés quand même.

19 Décembre,
Ce matin, la fenêtre ouvre sur un parc vert entouré de montagnes magnifiques (sommes à Purmarmaca 2000m). L'hôtel, un vieux monastère transformé, avec plafond à 4m, dalles en terres cuites patinées par le temps. L’hôtel ? "El Manential del silencio" en français ? "la source du silence" Nous prendrons là un long ptidej puis visiterons le pueblo d'à coté puis vers 11:30 reprendront la route vers la Bolivie , à 100km de là se trouvent des pueblos assez véritables. Manque de pot, vers 12:00 on est bloqué dans une manifestation de locaux qui simplement bloquent la route avec des épineux. On discute on attends on écoute) le village n'a plus d'électricité depuis 2mois et par conséquent plus d'eau et le gouvernement ne fait rien ...) Après 30 minutes, je comprends que le barrage s'ouvre en principe toutes les 30minutes où lorsque qu'il y a plus de 40 voitures en attente. Ok, on finit par passer. Idiot me dis-je et le retour ? mais trop tard on est passé. On trouvera sûrement une piste parallèle dans cette vallée à 3000m ...
Visite un peu tendue du pueblo, puis essai de retour vers 14:00 sur la fameuse piste qui après 4-5km n'est que du sable et notre voiture une petite chose. On rebrousse 500m et trouvons une autre piste qui nous amène après avoir franchi une ligne de chemin de fer et un cours d'eau, en plein milieu du barrage. Ah ces gringos ! bref, 30 à 40 min plus tard on re-fonce vers le sud où nous attendent d'autres pueblos, un café, un marchand de tapis (on a craqués!) puis la route vers Salta. Nous nous perdrons un peu en route, et traverserons une forêt un peu tropicale de 60km en montagne à 35kmh au lieu de la route toute droite.
Le paysage a tout d'un coup changé. Ici c'est tout vert tropical, des arbres gigantesques et nous ne sommes qu'a 1200m.
Arriverons un peu épuisés à Salta, Biffe de Lomo et bon vin s'imposent car hier pas de lunch et pas de dîner alors ! ! ! Avons dîné avec un couple d'allemand qui étaient avec nous dans ce bus du PASO de JAMA. Dîner sympa, histoires de tour du monde habituelles et dodo.

20 Décembre,
To day, Salta et repos. C'est vrai c'est joli,
mais c'est une ville de 170'000 habitants et ça pue un peu les gaz de voitures.
A remarquer que depuis 100km au nord de Salta, la population n'est plus indienne mais mélangée avec des blancs espagnols, à Salta il y a des rues indigènes et des rues espagnoles, c'est discret mais ça se voit. Rien à médire de Salta (c’était en fait plutôt bien sympa et même très agréable). Il a plu toute la nuit et c'est propre maintenant. Sommes montés par téléphérique sur la colline d'a coté pour la vue, et c'est vrai, c'est un croisement de vallées assez larges qui vaut la peine d’être vu.
En fait les Andes par ici c'est un gros tas de sable qui a été comprimé, soulevé avec plein de volcans pour les sommets, totalement sec coté Chili, très vite vert coté Argentin.
Bon je presse « enter »et voici les nouvelles. A bientôt.

21 Décembre,

Hier soir nous avons dîné (encore !) dans un endroit huppé de Salta, vers l'ancienne gare d'ou part un seul train 3 fois par semaine qui fait le "Las Nuebes" trajet de 10h vers la gare la plus haute du monde (!!) 4200m. Je conseille à tous ceux qui auront le temps de faire ce trip. Ah les Alti-planos !.
Ce quartier de l'ancienne gare est devenu le
quartier In et n'est pas mentionné dans les circuits touristiques (Ursula a toujours le nez pour ça, je comprendrais jamais comment et pourquoi ; et elle finit toujours par m’y amener ! c’est les petites merveilles de la vie). Il y a là Galeries, Bistros, Disco, Bars et Restaurants. Dans le notre (huppé donc) personne si ce n'est-nous vers 21:00 vers 22:00 le monde est arrivé.
Ursula a dégusté son lapin un peu sec et moi j'ai continué mes expériences culina
ires ( !). En effet, après Punta Arenas où j'avais mangé une fricassée de Castors ( oui ces bêtes qui rongent) et que bien que fricassée j'avais rongé à mon tour (un peu dur). Donc j'ai goûté à coté du lapin d'Ursula, du Llama. C'est bon, c'est comme du veau un peu plus sec, aussi !. Ca n'a rien du crocodile !
Nous avons donc, ce matin du 21, quitté Salta avec un bon ptidej (encore ! y pense qu’a bouffer ce type !) dans le ventre, avons acheté pour 50 pesos de cartes routières (entre parenthèses, fausses selon Michel) mais avons trouvé la sortie de la ville Salta, direction sud, Cafayate.
Apres quelques 100km entre cochons, chevaux, poules, nous avons atteint un endroit séparé du monde, un petit lac et « hôtel de la dique » (digue) où la vue était splendide malgré le manque manifeste d'eau dans le lac et de clients dans hôtel (Il nous semble que nous sommes de plus en plus hors saison, ou que les argentins restent chez eux pour diverses raisons en cette période.
Apres un bon café qui nous a ouvert le regard, nous avons continué vers le sud
dans les vallées calchiques. Ah Oh Euh ! les couleurs !, des formations de montagnes ( nous sommes dans les 2500 à 3500m avec des sommets alentours de 5000 à 5600m) couleurs donc, dans les rouges, ocres, vert sombre, gris-vert, roses, ambre, un paradis. Le paradis c'est un problème. On y entre, on s'émerveille et on se demande comment c’est plus loin. C’est encore plus beau. Etc … ça n’en finit pas de s'arrêter de regarder, de`photographier, de s'émerveiller jusqu’à 20Km de Cafayate. Cela devait durer 1:30, nous sommes restés au paradis pendant 3:30.
Bon on est sortis, pour trouver dans une villa privée un ac
cueil très charmant, petit thé dans le patio, chambre spacieuse sur cour, nous, seul client, le tout dans un vieux style espagnol (Table de 150kg pour 12 personnes et maîtresse buvant le maté.
Dîner impersonnel, car vin déplaisant pour ne pas dire dégueulasse. Avons retrouvé dans ce bistro, le couple d'allemand de Zurich que nous avions accompagnés au bus de SnP Acatama... vous vous rappelez ? (16 décembre)
Une bonne nuit me dit Ursula, et cela compte, je vous jure.

22 Décembre,
Un bon café, un vrai, pas celui des hôtels, et hop nous voila partis pour Tucuman.
Que dire de Cafayate ? Charmant bourg qui comme tout bourg, village ou même ville du nord n'a que 1 ou 2 axes goudronnés et le reste des rues est en terre. A mentionner le système des quadras formés par des rues perpendiculaires à sens un
iques. Partout j'ai vu cela. Avons négociés un lavage de linge, mais avons eu du mal à retrouver l'endroit vers 21:30, heure de fermeture de la Lavenderia.
Donc en route pour Tucuman via Quilmes et Taffi del Valle. Route goudronnée c'est vrai, mais trouée(s !) aussi. On n'y roule que à 40-60km. Partis de 2400m on grimpe encore vers 3700m pour redescendre. Cette fois c'est désertique (on verra 10 personnes et 5 voitures) et peuplé de fantômes à multi-bras. Je veux parler de ces champs de cactus Cardon qui atteigne 5-7m de haut et ont parfois jusqu'à 5 ou 6 bras. Un cactus tous les 15m dans ce coin. Epatant!.


Au col, encore quelques indigènes qui vivent on ne sait de quoi. Dans la descente, tout de suite des plantations de colza, oui vers 3000m le colza pousse, pas haut mais il pousse, des vaches aussi, puis le petit lac de Taffi del Valle 2200m et hop on plonge dans la jungle comme en Thaïlande. Tout colle tout pousse tout coule tout poisse, la route aussi.
Parfois, on doit fait marche arrière car les camions-bus prennent toute la route et je suis plus petit alors! Bref vers 17:00 nous rendons el carro à l’aéroport de Tucuman.
Bien nous en a pris, car l'entrée en taxi nous simplifie la vie un max.
Il règne là dedans une fourmilière de gens de tout poil, des odeurs aussi.
(moins qu’à la gare des bus de Jujuy mais pas loin)
Après une courte balade dans la ville (il règne un bon 35deg humide de gaz d'échappements, le pied quoi) on se réfugie à hôtel Swiss Métropole (comment tient-il debout avec ces 15 étages ? mystère, ça me rappelle hôtel de Trang, sud Thailande en forme de bateau et qui prenait l'eau de toute part. Ici de l'intérieur ça va mais l'extérieur, on voit le béton qui s'effrite.....
Navré, mais rien à dire de Tucuman, si ce n'est un bon dîner (c’est pas possible le gars il devient vieux, il pense qu’a manger du bœuf, sénile !) trop copieux où nous sommes (encore ! ils ont rien compris) à 22:00 que les seuls clients. Le resto sera plein quand nous partirons vers 23:10. Avons traversé la ville à pied malgré ... car aucun taxi de disponible. La région fait les courses de Noël une débâcle de paquets.