01 mars 2006

Avant-propos / Epilogue


Carnet de voyage en Argentine
(dîner, c’est important !)

Bonjour à toutes et tous,
Tout ce que vous voyez écrit en italique a été rajouté à posteriori une fois rentré à la maison et avec un peu de recul suite à qques re-lectures.

Les notes ont été subdivisées en 6 périodes du 17 Novembre au 29 Décembre afin de faciliter la lecture et d’optimiser le chargement. Je vous conseille de suivre l’ordre chronologique.
En cliquant sur les liens situés sous Previous Posts (à droite), vous pouvez naviguer en respectant le voyage.
Vous pouvez cliquer sur toute les images.
Ci-joint pour les amateurs de cartes notre voyage.

C'est toujours trop court !
Bonne lecture.
(Fait un peu de cosmetique le 26.11.2008)

28 février 2006

Du 17 au 24 Novembre

17 et 18 Novembre,
Enfin au chaud à Buenos Aires dans un sous-sol pour écrire ce premier message. On dirait Toulon avec de grandes avenues interminables ... mais commençons
Départ de Genève le jeudi 17 avec 3 heures de retard car l’aéroport de Madrid est fermé pour cause de brouillard... arrivés, on nous dit de chercher un nouveau boarding-pass au guichet de transit et là surprise !, nous sommes 1500-2000 passagers devant 3 guichets qui ferment qui ouvrent, qui pausent !. On écoute, on s'énerve, on entend qu'il y a d'autres guichets du coté des départs, on traverse l’aéroport, on trouve les 3 guichets où nous ne sommes que 200 ça va mieux. Au bout de 3 heures de queue on me dit que je ne peux pas prendre l'avion du soir ni celui de demain et que je dois attendre samedi.
Adrénaline tu monte … bref j'explique fortement que la politesse serait de me mettre dans une autre compagnie vu que Iberia est fautif. La dame finit par comprendre, téléphone à un inconnu et me dit de la suivre. J'emmène une dame suisse avec moi qui était toute perdue et qui me suivait déjà depuis 3 heures, on finit par avoir des billets pour le lendemain même vol. Bon. Ensuite, queue pour avoir un voucher d'hôtel ... puis bus à 60km au sud de Madrid (no comment, il est déjà 18:00) c'est la feria de l'information à Madrid, tous les hôtels sont pleins ( nous étions 3 bus de 40 personnes pour cet hôtel) pas d'info pour quand ils viendront nous chercher demain pour l’aéroport bref patchi couli iberia.

18 Novembre,
Apres une nuit sous calmant j'attends le bu
s dès 07:30 pour faire pression pour être à l’aéroport en cas de ... Finalement vers 09:30 je suis à aéroport et là, bonne blague, aucun avion pour Buenos Aires mentionné. Queue au guichet : … « oui panne d'affichage, l'embarquement est prévu porte 22 à 11:20 ». Ouf ! … ? porte 22, 11:00 départ pour Londres et pas de Buenos Aires. La foule commence à chauffer, mais finalement l'avion de Londres va à Buenos Aires. je donne mon boarding-pass craignant un over-booking, ( 2 personnes sur le même siège) mais non je peux rentrer dans l’avion et j'envoie mes sms ... Les bagages ? on verra après 13 heures de vol. Ouf ! petit verre de blanc avec ma co-voyageuse de Vevey qui me dit que je lui ai sauvé la vie etc ...
Le s
oir à hôtel (le comble) j'avais téléphoné à mon hôtel de Buenos Aires, pour annoncer mon arrivée avec un jour de retard, et là j'apprends surpris que je n'ai pas de réservation, on me dit de rappeler plus tard quand Jorge sera là peut être lui, il sait ... Il finira par savoir quand 3 heures plus tard je me suis essspliqué et esssprimé peuchère, tudieu !
Mais retournons à BA où je suis maintenant. A l’aéro
port, évidemment pas de bagages. Mais ma co-voyageuse en a un et il lui en manque un ; moi aussi, mais pour moi c'est le seul.
Bureau des bagages perdu, ma voisine de cabine trouve son bagage, moi
pas. Je retourne dans la salle et voit un container ou sont entassés en vrac des sacs et des valises et pourquoi pas ? … je fouille la dedans et Hourrah !!, je trouve mon bagage au fonds ! reste à rejoindre hôtel ou Loïc (mon fils 30 ans) m'attends jusqu’à 23:00... mais hélas j'arriverai à minuit (04h suisse).
Une pilule dans une chambre très p
eu moyenne. Il fait assez (27° en tout cas) chaud je dors.

19 Novembre,

c'est triste pour Rodger, mais c’était
dur ce Master.
Ce matin, suivant les conseils de Loïc, qui m'avait laissé un message à la réception en désespérant (?) de ne pas me voir, j'arpente les boulevards, cherche à faire de la monnaie car personne n'a de change. Il faut au max des billets de 10 pesos car changer 50 c'est dur et changer 100 un exploit ... Tranquillo, c'est le mot.
Loïc m'a donne RDV vers 14:00 « por discussion por el viaje ».
En tout cas les jacarandas sont bleus sous le soleil de 29 degrés ce matin ...
J'ai trouve une petite place sympa avec un joueur de Bandonéon. Café et musique pendant 30min vers 12:00 ... sympa !!!. Ensuite marche en serpentant dans le quartier des antiquaires et brocanteurs un peu spécial, influence anglaise et vielle Espagne, objets moins imposants moins grandiloquents que certaines bâtisses. Il commençait à faire chaud et je me suis retourné (est ce un suissicisme ?) à hôtel prendre un coup d’air conditionné puis Loïc est arrivé. Un peu d'eau, et hop nous voila en train de déjeuner sérieusement. Ensuite balade dans la rue Florida, boutiques après boutiques du cher au moche et j’ai réussi à empêcher Loïc d'acheter sa énième veste en cuir trop petite, « tu en as déjà une et moi je voudrais que tu la prennes assez grande » (… peu humoristique.). Ensuite retour à hôtel et discussion du trajet et nous nous sommes mis d'accord pour éliminer Bariloche car cela nous ferait trop de bus (5 jours). Donc après Trelew (balade pour caresser les baleines) nous nous dirigerons vers la ville de Perito Moreno (pas le glacier) pour aller à El Calafate etc ... Pour le moment on s'entend bien.



20 Novembre,
Hier soir nous sommes allé
s dîner (c'est pas croyable, les Espagnols sont largement battus par les Argentins. Ils dînent vers 23:00 ) Donc vers 22:30 nous avons mangé un steak ( la réputation est vérifiée, il était grand, il était beau, il sentait bon, mon « filete de lomo ») mais pas aussi bon que les bouchers de Lausanne.
La vie va, on a déjà fait le check-in puis on est reparti vers le jardin botanique
et avons trouvé un café internet, pour vérifier l'état des nouvelles et écrire ces quelques lignes.


21 Novembre,

Bien sur l'avion pour Trelew, avait 2 heures de retard au départ, donc aussi à l'arrivée. On s'y fait, on attends, Tranquillo, pareil pour les affichages, Tranquillo ...
En arrivant à Trelew , il nous faut un bus pour Puerto Madryn, distant de 75km. On s'est fait accoster par des opérateurs, et puis on a trouvé un petit bus pour moitié prix qui nous accepte et nous demande à quel hôtel il doit nous déposer. On lui dit centre ville, le gars dit : pas réservé ? y a plus de place. Avons cédé à la panique et la fatigue et pris le téléphone et le guide et au 1er téléphone on avait une chambre.- Ha la la ...
Le soir même, on a booké une e
xcursion pour toute la journée, la péninsule Valdes qui fait la bagatelle de 350km. Donc, en ce 21 après 1:30 de route dans une citroen berlingo à 4, sommes arrivés à Puerto Pyramides, avons embarqué à 15 dans un zodiac, et au bout de 20 minutes à 60km/h avons vu une queue dans l'air. Photossss
Apres 1 heure de contemplation et d'écoute du souffle de baleines, (en majorité une mère et ses 1-2 enfants qui jouent autour de la mère), avons continué vers les pingouins (pas terrible) puis les éléphants de mer qui bronzent et les lions de mer qui baillent (Y en avait-il vraiment ? Avons nous confondu ?)
Enfin encore 80 km de piste (évidemment tout ça c'est de la piste, pas du goudron...) avons atteint la pointe nord de la péninsule où nous avons attendu, regardé avec les jumelles et avec les oreilles, avons imaginé, avons vu des baleines, MAIS nous n'avons pas vu d'orques comme vendu dans la pub. C'est en effet le lieu célèbre ou les orques surfent sur la plage pour manger des lions de mer. C'est vrai, le lieu s'y prête parfaitement, avec beaucoup de remous de courant et de haut fonds ... Comme dans le film sauf que on a vu le film et pas la réalité ...

22 Novembre,
On a donc commencé notre série de BUS
. Le premier avec semi Cama (siège couchette et films et déjeuner inclus dans le prix pour 6heures vers le sud à travers des champs plats verts pales et gris, environ 450 Km comme ça. Le bus est parti en retard mais bof ...
J'ai compris les boules quiès de Loïc dans le bus. Le film ultra-violent gueulait en espagnol, impossible de lire sans les boules, on comprenait même l'espagnol avec les boules (je comprends peu l’espagnol mais les cris ça va..), sinon très confortable et peu de problèmes de ventilation.
Sommes arrivés à Rivadavia Commodoro avec l'heure de retard conséquente et
avons cherché notre autre bus. Loïc se débrouille pas mal en espagnol et revient me dire après 10 min, pas de bus, on doit coucher là, ce qui est moche et nous fait perdre 1 jour de programme. Je lui dit retourne ( !# !) et il revient 20minutes plus tard avec un bus local qui nous emmène à Los Antiguos, village (2500 hab.) frontière avec le Chili juste 500km à faire, départ 16:45 siège normaux (?). Reste 20 minutes pour aller à la banque (où donc y a t il une banque ?) car les cartes de crédit c'est bon que dans les guides et les villes de touristes, et pour acheter de l'eau et hop ! en avant ! 7 heures de bus devant nous.
On a donc traversé la Patagonie d'est en ouest à la poursuite du soleil qui nous a quitté vers 22:00 h locales... Avons traversé une région pétrolière eh oui ! pleine de puits tous les 2 km sur ces plateaux... étonnant ! ... Arrêts de temps en temps dans des petits villages ou des entrepôts de stockages de puits a construire.
Bref arrivés vers 23:30, on trouve une auberge avec un chauffage énorme,
il fait environ 30 degrés dans la chambre mais dehors à Los Antiguos il fait 5 degrés.
On n'a pas mangé ce soir là, repus de mal-bouffe des bus et des
stations d'essence.

23 Novembre,

Avons loué des vélos après recherche d'un petit déjeuner (5chf pour 2 personnes) et réservé le bus de demain. Temps splendide mais vent sérieux, Lac d'un bleu vif avec moutons, très beau mais on a gardé la veste anti-vent toute la journée ...






Ce soir (maintenant 19:00) on va chercher un hôtel à El Chalten pour demain (on va encore faire 12heures de bus) car après demain on a prévu de marcher vers 2000m sous le Mont Fitzroy ...
Le trajet se dessine, après El Chalten (1 ou 2 jours) direction El Calafate, Torres del Paine, Punta Arenas, Provenir, et fin Ushuaia. Reste à résoudre ce soir le problème de la carte de crédit de Loïc qui ne marche plus et l’hôtel de Ushuaia, etc ...



24 Novembre,

Salut tout lemonde, je viens de relire le dernier Email, Pouah quel charabia, cette fois ci je vais tacherdefairemieux,celadependdu clavierqui est devantmoi,celui ci nemelaissepas faire des espacements.... je vais re-corriger la prochaine fois....
Bref, nous en étions au 24 Novembre après 12heures de bus sous la pluie, le soleil et le vent nous sommes arrives à El Chalten, le paradis des hikers et des back-packers.... et avons dormis dans un dortoir de hikers de tous ages mais en moyenne de 25 ans qui boivent de la bière et ont tout vu du monde ...


Sympa mais restreint dans l 'expérience de vie. Un jeune canadien et nous 2, sommes retrouvés tous les 3 à l'écart et avons discuté « avec la bière », du monde des voyageurs (lui, il voyage avec une tente de 2.30 sur 1m de large et 50cm de haut pas plus grande que mon bras une fois pliée...) et du Québec bien sur. Sympa le gars, on le reverra plus tard dans les ballades. En fait, on lui avait déjà dit bonjour à Los Antiguos au camping.



27 février 2006

Du 25 Novembre au 1 Décembre

25 Novembre,
Bref, nuit tranquille à El Chalten si l'on veut et au matin 05:30 heure locale les premiers bruits de pas traînants dans les couloirs pour les fanas des hauteurs dans la neige !!. Je ne vous parlerait pas des installations sanitaires qui bien que fonctionnant parfaitement étaient loin de l'hygiène habituel...non mais les suisses sont difficiles...
Bref après le petit déjeuner, sommes allés chercher un autre logement sous la pluie et avons trouvé qque chose de plus sympa mais encore trop chauffé, la plaie ! car souvent il n'y a pas de fenêtres, c'est trop cher et ça laisse passer la pluie, le froid etc ...


Tout bon !!, après ça une marche de 8 heures pour aller sous le mont Fitzroy que nous ne verrons pas, (toujours dans les nuages). Avons marché environ 1heure sous la neige de printemps mais pas froide... Les craquements des glaciers étaient assez impressionnants surtout que ceci se passe à l'altitude de 1500m, eh oui, il fait froid en bas là bas ...
Au retour, une bonne bière, et puis, juste à coté un bistrot indien. Finalement y a que la bouffe qui compte on dirait.
Ceci dit, première marche fort agréable avec toutes les saisons en 8 heures ...


26 Novembre,
Le lendemain donc marche plus tranquille de 5heures dans une zone hors touristes, mais avons du faire demi-tour car la neige était la et nous ne sommes pas équipés pour ça.
Ensuite bus (4 heures et des poussières) vers El Calafate, la ville de touriste par excellence. Sympa mais tellement de bus que les gaz d'échappement sont présents à tous les coins de rue.
Le trajet était sympa mais nous nous sommes habitues à ces heures de bus et avons avalé nos bouquins respectifs entrecoupés de qques photos au hasard. Le paysage est assez impressionnant, en fait à couper le souffle, comme le vent me dit Loïc qui est à coté de moi en train de répondre à d'innombrables emails.
Ce soir la, on n'a pas dîné car on avait pris un après gouter-avant-diner impressionnant dans un bistro alternatif-végétarien-écologique-avec-bière-maison ! Le progrès est partout (!)

27 Novembre,
Avons acheté une excursion pour le glacier Perito Moreno.
La carte de crédit de Loïc ne marche toujours pas !!! (pour ceux que ca intéresse, les cartes de crédit en argent ont en général un plafond mensuel de 5'000.- et oh surprise, une limite de retrait qui est de chf 2'000.- par mois !! no kiding Have a gold one !)
Ce glacier situé à 700m d'altitude se jette dans 2 lacs, dont le niveau d'eau n'est pas à la même hauteur. C'est le glacier qui bouche le passage de l'eau d'un lac (petit) à l'autre plus grand. Cette tension provoque tous les 2 ans des mouvements de glaces impressionnants, que nous ne verront pas, mais pas grave, on sera surpris quand même par quelques craquements.
Apres une marche d'une heure, approche lente du phénomène, (bonne pub) avec guide du parc (C'est le seul moyen de sortir des grillages (!!) nous avons atteint le pied du glacier (étions à 250m du mur d'environ 40m de haut) et avons attendu les chutes de glaces qui se sont produites mais minimes. Le problème c'est que le glacier gronde, craque sans arrêt alors que la glace qui tombe ne fait pas de bruit, on ne l'entend que quand elle touche l'eau ... Apres 2 heures d'attente sommes partis faire une courte excursion en bateau au pied du glacier mais sur la face Sud (mur à l'ombre, moins de touristes, excursion très valable donc). Sur le bateau, au soleil, avec du vent du ciel bleu, de la glace bleue marine, violette, avons vu une maison tomber et le glaçon rechercher son équilibre pendant une minute.La vague était de 60cm au moins. Super, mais pas de photos tu parles....

Retour à la ville-de-touriste, recherche d'argent, ce dimanche, tous les ATM sont vides ( !). Les touristes sont très riches et gourmands. (Il est vrai que les argentins n'aiment pas les cartes de crédits même à El Calafate). Avons donc fait la queue chez un agent de change du dimanche avec 30 autres personnes et puis voila. Avons donc dîné dans un resto chic ou on a pu payer avec une carte de crédit, car short on était ! Heureusement demain c'est le Chili ...


28 Novembre,
Salut à toutes et tous, voici la 2eme partie de mon voyage de père-copain. Ca vaut le coup c'est sur, ça me réchauffe le cœur, même si il a tendance à exploser devant des trucs ... bref 28 Novembre, donc :
Devinez ce que nous avons fait aujourd'hui ... du bus. En effet avons roulé vers le sud pour Puerto Natales au Chili. Bus complet, correct, on peut somnoler un peu mais pas pendant les 6 heures et les 450 km. Frontière passée en 2 temps sans problèmes avec juste une queue d'une demie heure dans le vent froid malgré le soleil.
Puerto Natales, alors ça c'est aussi hors du monde. Les touristes n'y passent qu'une journée au maximum et la ville est rustique. les gens aussi, et tout le monde a le coeur sur la main. Avons trouvé une auberge d'époque, accueil chaleureux et poussiéreux. On accepte car on doit planifier Torres del Paine, et les idées farfelues de mon fils. « dis Papa et si on campait en altitude » ... « ça va la tete » et puis au fait pourquoi pas, ça fera juste un rhume. Bref on a planifié ça, organisé ça pendant l’après midi après un bon steak de lomo au restaurant Jorge. (étions les seuls clients , puis un couple de français de mon age est venu se remplir des joies de la table).
Dîner dans un resto nominé par le routard (que des français qui gueulent fort leurs expériences de 25 ans avec les cocktails-in, puis nuit sans histoire.

29 Novembre,
Apres une nuit sans histoire donc et pas d'écoulement de la douche (!), encore 180km vers le nord dans le bus pour le parc de Torres del Paine ( les tours de la peine) où nous sommes arrivés vers 10:30. On resserre ce qui reste dans nos petits sacs à dos (nous avons laisse nos bagages à Puerto Natales chez la vielle dame poussiéreuse contre paiement de la facture au retour, Tranquillo..) et commençons l'ascension vers les tours qui sont dans les nuages. Y a quand même un fort vent mais ça monte tranquillement et dès que nous serons dans le vallon, on peut espérer que ça se calmera. Ce fut le cas. Apres 2:30 de marche (comme indiqué dans le programme/carte de 15chf) nous arrivons au refuge qui tient le camping. Notre tente est là, montée, les matelas (2,5 cm d'épaisseur) aussi, mon sac de couchage aussi.
On se débarrasse de la bouffe dans la tente, on boit et mange un peu et hop on continue la grimpette. En fait pendant 1:30 ce sera facile et joli. Neige tout autour, pas trop de monde car ils sont tous en train de bouffer. Au bout de ces 1:30 on arrive au pied du mur de 250m qui est un éboulis (fin de moraine) de rocks de toutes tailles. Tout le monde regarde ses pieds et nous aussi. On croise beaucoup de monde descendants et essoufflés. On continue et 1:00 plus tard nous sommes en haut de ce mur pour contempler les 3 tours Il fait un soleil resplendissant (le pied, la montagne, le pied vraiment) cependant la 4ème tour est dans son coton au sommet. Malgré le soleil, il y a le vent qui est froid froid, froid. on restera la 35 minutes pour qques photos, un peu du toblerone (eh oui on peut acheter du toblerone dans les petits marche de Puerto Natales) et nous sommes redescendus moins vite qu'en montant. Un peu casse-gueule tout de même, il est interdit de tomber, la tête n'aimerait pas le granit pointu.
En arrivant au refuge, installation de la tente (ma couverture de survie en matériau d'astronome nous a été fort utile pour couper le froid montant du sol) (c’est pas de la blague, pour ceux qui marchent avec moi dans le Jura, je l’ai toujours sur moi depuis 20ans) puis on s'est inscrit pour le dîner de cabane, avons payé la bière 5chf, prix faits pour des touristes vraiment, sans comparaison avec le prix des refuges suisse, et vers 22:00 après 2 ou3 parties d'échecs et une grande bouteille d'eau, nous sommes allés nous coucher. (la douche avait 1minute d'eau chaude tout au plus, le reste était de la température du glacier fondant)

30 Novembre,
02:00 fait froid mais ça va, on repique malgré le vent.
04:00 ça caille cette fois, on est pas loin de 3-4 degrés c'est sur.
Chacun se frotte, repique, se frotte. 06:00 tout le monde est réveillé et Grand Soleil de l'autre coté de la vallée. Tranquillo, vers 7:30 le soleil est aussi pour nous avec le pti déjeuner (30chf ppers) le sachet de nescafé est vendu 3chf ... bon on boit du thé gratuit sinon correct (oeufs et marmelade et crêpes) on peut continuer.
Vers 10:00 on redescend et on va faire le tour d'une Laguna moins envahie par ces conquérants des hauteurs ( tout ça à des altitudes de 1500m, ils se prennent au sérieux pour le haut du Jura !!! Je vous parle pas des équipements que nous avons vus pour cette ballade du dimanche...) et nous avons picniqué au bord du lac presque seuls au soleil en T-shirts manches remontées...
2 heures plus tard on remettra la veste anti-vent puis on l'enlèvera etc ... Bref, vers 15:00, bus pour 2 heures de nouveau et nous re-voila à Puerto Natales où nous choisissons un hôtel un peu plus confortable avec une super douche.
Dîner : Filete de Lomo (filet de boeuf) of course avec purée piquante. Etonnant, tous les bistrots un peu alternatifs sont tenus par des européens qui ont trouvé là une solution au chômage je suppose.
Demain encore Bus.


01 Décembre,
Bus à 08:30 ce matin donc relaxe, 250km de route donc 3:30 heures même si ça pue un peu l'échappement et le plastic qui crame, ça va.
Punta Arenas: une ville avec ces rues et ces voitures. C'est la ville du sud du Chili avec son port sur le détroit de Magellan et ses ressources pétrolières.
On a traîné et écrit nos messages après avoir discuté de recettes de cuisine. (Heureusement qu'Ursula nous fait des trucs incroyables, ça me permet de donner ses recettes de salades et d'impressionner pour un temps, Loïc ne dit rien mais il n'est pas dupe lui...)


Ballade dans la ville, visite du musée régional, dernier arrangements pour Ushuaia, ces textes et puis demain très long bus pour 550km sans doute 10heures avec la traversée du détroit de Magellan en ferry.
En effet vu le vent ici on a décidé de ne pas prendre le bateau qui pourrait être annulé ou en retard. L'attente d'Ursula commence ...

26 février 2006

Du 2 au 8 Décembre

02 Décembre,
Punta Arenas -> Ushuaia
Eh oui, le voyage des hommes se termine doucement...
Hier soir, à P.Arenas on s'est fait avoir dans les grandes largeurs dans un bistrot alternatif ou plus de 50% des clients parlaient français. Ils nous ont eu, prix exagérés mais surtout quantité minimale et infinitésimale même comparée à la "nouvelle cuisine". C’était pas sympa car on avait voulu un peu fêter les 30 ans de Loïc et on a été un peu énervé de payer ces prix si peu correspondants au Chili.
Mon conseil, Puerto Natales l'emporte sur Punta Arenas.
Le logement par contre était sympa "Green house" une femme de 30-35 ans nous a racolés sur la rue en parlant le suisse allemand, et on a donc testé 2-3 B&B puis décidé d'aller à l'autre bout de la ville chez elle. Là, surprise, on a rencontré une bernoise qui fait le même voyage que nous. Bref soirée autour d'une bouteille de vin chilien (moyen-moyen !!) (L'argentin de Mendoza est largement au dessus). Levés très tôt le matin, et cette fille nous dit que notre bus de 9:00 part à 08:00. Wouah Pouah encore levé à 06:30 ( salle de bains avec file d'attente courte heureusement) (36chf por 2 umbres con desayuno et taxi que demande t’on de plus ?).
Ensuite, le bus .... Il partait bien à 09:00, et on a eu un peu de stress pendant une heure car c’était le seul bus pour Ushuaia ce jour et aussi le lendemain. On l'a eu. On s'est assis et on est resté assis, oui assis et encore assis, pendant 10:30 après des passages de frontières sans problèmes. L’après-midi il a même fait beau et chaud dans le bus. Si au départ le bus n’était pas plein, tout d'un coup après 2:00 de route on s'arrête en pleine campagne (façon de parler !) et le bus a été rempli par une bande de jeunes Israéliens, en short et nu-pieds (il fait en moyenne 7deg ...) qui ont envahi le bus, odeurs de hamburgers kasher âgés, de soupe humaine et de pieds mous nus nous accompagneront pendant 8:00 avec comme bruitage le discours de Polonais du fond du car qui se parlent entre eux. !#@ (n’oubliez jamais vos boules quiès en voyage).
Paysage sympa mais parfois sur un coté de la route, la végétation semble avoir brûlée complètement, ou alors le vent ?
En arrivant à Ushuaia, notre B&B est de l'autre coté de la ville et il nous a fallu faire encore une petite marche de 45min avec les 14Kg sur le dos. Bof, maintenant j'ai le temps, Reste plus qu'a savoir si Ursula est au dessus de l'atlantique ou est scotchée à Madrid comme moi ...
Ushuaia: La première impression est que la ville (60'000 habitants) s'est accolée à des montagnes de 2000m très noires avec le canal BEAGLE devant. Fort Vent qques gouttes, quoi, un climat du sud. Mais la Fin du Monde de ce continent.
Tous les 2 on s'est dit "on y est" !! Y a plus qu'a en profiter ...
Dîner dans un tourist-trap, rapide visite à notre prochain hôtel familial pour savoir si Ursula a laissé un message, rien, donc elle vole ... Ultra-super! On va bien dormir au milieu de cette famille (avec poils de chien partout) qui veut nous vendre toutes les possibilités de visite ... Tranquillo, on verra demain. Bonne nuit...

03 Décembre,
Bonne nuit, ouais si on veut, le premier camion ce samedi est passé vers 5:50 puis ça a continué... Vive les boules Quiès.
Pti dej vers 09:00 après palabres pour de l'eau chaude ! et vers 10:00 coup de tel d'Ursula pendant le quel nous distinguons « Ursula, j'arri.. ce soir » et raccroche ! ... Elle a dit autre chose mais nous n'avons rien compris .... On verra ce soir vers 18:30 (Il parait que les grèves des contrôleurs aériens argentins se sont arrêtées hier et que la situation redevient normale. !!! c'est pas si cool de voyager en avion vraiment !! au moins le bus il a de la concurrence !! deviendrais-je libéral ?
15:45, après un bon verre de vin, (Loïc trouve que je suis cool aujourd'hui) je vais aller réserver des billets sur un petit bateau pour demain et voir notre dernier hôtel d'Ushuaia ... (on a aussi testé la carte de crédit de Loïc et elle remarche car le total des retraits est remis à zéro après chaque fois que l’on couvre la facture mensuelle. Si votre fils est à l’autre bout du monde et ne peut plus retirer de l’argent, il est possible de créditer le compte de carte de crédit de votre fils de telle sorte qu’il puisse manger ah ces enfants !) Le programme se précise bel et bien ! .. à suivre
Plus tard : (en fait le 04 pendant qu'Ursula fait une petite sieste)
J'ai donc trouvé cette cabane alpestre à l'extérieur de la ville après 1/2 heure de marche dans le vent. Ouais je ne parle pas assez du vent qui est présent à partir de 10:00 du matin jusque vers 02:00 le lendemain matin. Il souffle, il rafraîchi l'atmosphère, il pousse les nuages aussi heureusement et ceci avec vivacité car il souffle entre 30 et 80 kmh ce qui nous fait une bonne bise la plus part du temps.
Bref à 18:30 nous étions à l’aéroport, pas d'annonce d'avion, mais nous ne sommes pas les seuls à attendre, tout bon !. Dix minutes plus tard une main se lève dans la foule des arrivants car Ursula est là et elle a vu Loïc vous pouvez imaginer pourquoi (Ici, il dépasse des épaules, pas de la tête, non des épaules (mon fils mesure 1.94). En fait ça le protège sûrement de certains problèmes.
Eh bien oui, Elle est là. Et je réalise que ça fait un bail que nous n'avions pas été séparés aussi longtemps l'un de l'autre. Emotions fugitives mais peu cachées malgré la foule. J'en frémis encore en tapant ces mots.
Nous savoir tous les 3 réunis là, les larmes sont de la partie. Chouette famille qu'on a là. Même si au bout de 10 minutes les habituelles ironies sont de retour, c'est peut être pour masquer les émotions encore plus profondes. Y a pas ils se moquent tous les deux de moi, mais ça me fait tout chaud..... bon, on va pas épiloguer.
Ursula a fait bon voyage même si elle a trouvé Iberia un peu short dans le service...
On a pris un thé dans cette "Posada del fin del Mundo" avec une vue magnifique sur le Beagle channel. L'hôtesse est bavarde bavarde, mais s'entend déjà bien avec Ursula. Moi j'ai 1 fils et vous; moi: 4 etc ... la communauté des femmes s'est enclenchée, ça change de celles des back-packers de luxe que nous étions.
A ce sujet, je dois aussi remercier mon fils qui m'a consacré ces 2 semaines de son trip. Nous n'avions jamais eu un aussi long moment tous les deux. Il m'a forcé dans certains trucs et moi de même je l'ai entraîné à aller un peu plus vite que son habitude de voyage. Chaque jour un truc. On va essayer d'intégrer Ursula dans cette spirale d'activités (marches, déplacements, visites, excursions). On se connaît mais sans doute comme plein de gens on ne dit pas suffisamment je t'aime, je te remercie. Bon il lira aussi.
Dîner un peu chic pour changer, mais pour le moment je restreins mes commentaires sur le coté chic dans cette fin de monde. Ca se présente bien mais c'est pas forcément la qualité qu'on attend. Le record de qualité pour le moment c'est Puerto Natales, restaurant Jorge (teste 2 fois 2 fois bon).

04 Décembre:
Nuit cou-ci ça, même si confortable avec cadre agréable. Y a aussi des camions le dimanche matin à Ussuaia, (ici on ne prononce pas le sch). Bref après un ptidej agréable on part sur un petit bateau dans les îles du canal beagle, voir des cormorans, des lions de mers et autres volatiles. Tour de 3:30 avec 10 autres personnes à majorité argentine. Ah oui, j'ai oublie, ce matin, pas de vent, plein de soleil, environ 30% de nuages scotchés au-dessus des montagnes qui nous entourent. (il fait quand même que 7deg. mais au soleil on ouvre la veste) ... Au retour le vent forcira , le ciel se couvrira, mais si je regarde par la fenêtre depuis cette usine de Internet café (environ 30 PC et des internautes de toutes les langues) il y a de nouveau du soleil.
Ushuaia est une ville tout en longueur et en pente comme SFrancisco. On descend vers la mer et la rue principale est tout en bas le long de la cote et fait environ 30 blocs. Une rue commerçante, avec administration, banques, magasins, cafés locaux et une zone de bouffe à touristes ... eh oui, il y en a. On m'avait dit Interlaken, mais c'est moins luxueux, certaines rues sont en terre battue quand même. Il y a peut être 3 ou 4 immeubles de 3 étages tout au plus. Avec le soleil le cadre est impressionnant tout de même. L'antarctique à 1000 km et quelques gens sont là en attente d'embarquement pour ce désert blanc soufflé. Saviez vous que l'antarctique (la terre) est un continent plus grand que l'Europe et l'Australie? Surprise hein ...
J'arrête là, on va préparer demain jour ouvrable, lessive, confirmations de vols, réservation de voitures etc ... plus une marche un peu sérieuse j'espère ...
Ca va pas être facile de lâcher Loïc.....

05 Décembre
Hoï Zame (pour les non-suisses, Hé, salut tous ensemble)
Quoi de neuf ?, on se cajole ici, on se raconte, on vit ... on est tous les 3 et on se regarde vivre si loin, ici. C'est incroyable on est presque à la maison
Nous avons fait une randonnée dans le Nat’l parc d'environ 3 heures sur le bord du canal Beagle, très joli, très humide, parfois de la pluie, parfois de la neige, pas trop froid (heureusement que nous marchons) toujours du vent. Avons croisé quelques chevaux plus ou moins sauvages et beaucoup de canes et canards de tous poils.
Apres le ptit picnic suisse (avec fromage) on est reparti vers l'ouest dans le même temps mais avec quelques rayons de soleil fort apprécies.
Dîner avec Dan, un copain que Loïc a rencontré à Buenos Aires, ils suivaient le même cours d'espagnol (voir le petit tranquille http://petittranquille.blogspot.com/ ) , puis dodo. L'état d'Ursula (Méchant rhume ramassé pendant Madrid – Buenos Aires et ses conséquences) est inquiétant pour la suite.

06 Décembre,
Long petit déjeuner, on se tâte, on n'a pas envie de se séparer, on se décide à rien, Ursula en profite-t-elle (repos), bref, on doit changer de crémerie, notre hôtel n'ayant pas pu nous accepter pour toute la durée du séjour, et j'avais du organiser un truc de dernier minute (internet c'est pas mal). Donc on déménage dans des cabanas, en fait on loue un Mazo pour 5 personnes à nous trois et c'est même moins cher que 2 chambres, pas de voisins, pas de bruit, bon oui, dans la foret et pas de soleil, mais relax. Vers 13:00 on se décide pour un tour en taxi, sur les hauteurs d'Ushuaia qui est aussi une station de ski. Apres 15 min de grimpette, Ursula souffle trop; on fait la photo, le taxi nous attend on redescend et on va s'empiffrer de cafés glacés, tartes etc....
Un petit tour sur internet, retour au chalet, et préparation du dîner. Le restaurant que l'on vise, spécialité poisson est malheureusement fermé, on va donc se rabattre sur un bistro du coin spécialisé PARILLA (boeuf cuit sur la braise) celui-la sera le bon filet de boeuf de Ushuaia.
Erreur, erreur, ça c’était le 4 décembre, le 6 on a dîné dans le bistro de poissons et on a bien mangé la truite et le crabe en cassolette avec fromage fondant. Pas mal du tout. Les vins je commence à me faire une idée et le choix devient meilleur et plus cher, mais ça (vous le savez tous) on va pas reculer ... il faut se faire une expérience.

07 Décembre,
Nuit tranquille au milieu des bois sans trop de chiens aux alentours.
On va traîner, se préparer, échanger quelques remarques, puis vers midi on est allés dans le café chic de la ville (Ils fument beaucoup dans ce coin du monde..) se parler s'expliquer sur l'avenir faire semblant d'oublier que l'on doit se séparer.
Loïc ne part que demain pour Buenos Aires puis les chute d'Iguazu dans le nord puis le Brazil pour un bon mois ...
Ca n'a pas été facile de monter dans le taxi pour l’aéroport tout le monde était tendu, les accolades se sont multipliées, bref chacun a pris sa route. La notre, Ursula et moi, était de prendre l'avion pour El Calafate afin qu'elle voie aussi ces espaces et ces endroits tant loués. EL Calafate=Glacier Perito Moreno (altitude 300m longueur 37km, largeur 7km, hauteur au-dessus du lac 40 à 60m hors de l'eau; très impressionnant voir au dessus au 27 novembre).
Vol sans histoire mais retardé de 1:30, oh ! moi, je m'en fous maintenant. Bagages reçus après une heure d'attente, tout bon donc ... Taxi jusqu'à l'hôtel …Oh la la, le standard change... la réception est grande comme la maison et la chambre chaude avec vue sur le lac, un peu de luxe ça fera du bien.
Passage en ville (3km) rapide visite à la pharmacie, au transporteur pour Torres del Paine, puis bon dîner de mouton, excellent. Bon vin aussi.
Demain lever vers 07:00 pour l'excursion donc Buenas noches amigos.

08 Décembre,
Excursion à Perito Moreno (la même qu’avec Loïc donc regarde ceci, regarde cela, un peu blasé comme les « routards » voir 27 Novembre) avec notre pique-nique acheté la veille. Ursula tient le coup. Les nouvelles des USA sont bonnes (ma belle-maman), un souci de moins. Devons nous préparer pour le Chili (Torres del Paine) car nous serons dans un parc loin de tout pour 2-3 jours. Départ demain matin à 05:50 pour 7 à 8 heures de bus.....

Olla ? que tal ? muy bien y usted ? (continuation qques jours plus tard)

Plus de Loïc pour se débrouiller, mais on y arrive tant bien que mal ...
Le soir du 8, après quelques achats de produits de base (avons essayé le super marché du coin qui vendait du fromage, du saucisson et du pain (on ne se refait pas, même de l'autre coté du monde) et du sirop pour la toux, (ouais, c'est pas terrible l'état de santé d'Ursula mais elle veut voir, alors ...) nous avons essayé un bistrot dans le quartier des touristes mais à une rue d'écart. Sommes tombés sur un français et n'avons pas pu dire non, et avons bien dîné.
Couchés de bonne heure car demain ça sera tôt.

25 février 2006

Du 9 au 15 Décembre

09 Décembre,
05:20 sonner les trompettes, 06:10 arrivée du hélas petit bus (18personnes seront du voyage) et après récupération de tous les passagers dans les divers hôtels du bourg, nous voila parti pour le chili. Partis avec rhume et bagages, nous atteindrons malgré la route non pavée (une piste quoi !) la frontière argentine et 5 km plus tard la frontière chilienne où Ursula se fera piquer la viande de notre pique nique. Heureusement, les fruits étaient restés dans les gros bagages qui n'ont pas été fouillés.


Bref après 6heures, les Torres del Paine, se montrent à nous sous un ciel gris changeant.
Une visite guidée par un type sympa nous en montre les High-lights comme les lacs, le renard gris ("Rupert") du coin, les guanacos (lamas de Patagonie), le vent inépuisable et les icebergs échoués sur la plage d'un petit lac au bout du glacier.
Enfin nous atteignons notre hôtel....
Y avait comme un « petit » doute car il existe hôtel, la posada, et l'hosteria Rio Serrano, tous distant de 6-7 km dans le parc, et il n'y a pas de taxi. Il n’y a que nos pieds et nos dos dans le vent immanquablement présent.


Aiie ! Nous y sommes et oh merveille le ciel se dégage. Une vue comme ça dans notre chambre Whaoua, (muy stupendo ! muy lindo) incroyable. (Ils ont construit l’hôtel rien que pour la vue. Le prix en conséquence, et rien n'est compris ...
Le dîner sera minable à hauteur d’un prix suisse, mais rien dans les parages, pas même un magasin. Le typique tourist-trap comme le font si bien nos agences de voyages ... Bof ! la vue est super.


10 Décembre,
La vue est super même à 06:30 car le petit peu de nuages en
hosties superposées est rose du matin... Ronsard ou Verlaine, peu importe c'est vraiment beau.
Ptidej avant une marche dans ce vent qui souffle les 60-80kmh sans difficulté (la marche, pas le ptidej). Plus tard dans la journée en descendant une piste de montagne j'ai presque volé, je vous jure, c’était raide et il fallait pousser pour descendre et avec l'anorak/coupe-vent ouvert je touchais presque pas le sol. Donc ptidej correct et valable puis départ vers Laguna Ver
de que nous n'atteindrons pas car Ursula renonce après 3:30 de marche (et elle a bien raison) car pour avoir un retour vers hôtel en bus cela nous prendra au moins 1:00 d'attente et le moyen de prendre froid. Donc marche dans le vent au soleil parfois à l'abri comme pour notre pique nique suisse (pain-fromage international hélas) et puis toujours cette vue des lacs turquoises (encore plus clair que Brienz, incroyable) avec des vagues dignes de la baie de Hyères par fort mistral. Un bon 7 avec rafales, mais pas une voile à l'horizon, ici c'est tourisme avec zodiac à moteur de 180 ch. Un parc national quoi.
Retour à hôtel vers 07:30, une bière, un bain, un semblant de dîner (!·"#@!) quelques emails et dodos. Demain voyage vers Punta Arenas où notre avion nous attend le 12.
Bonne nuit les petits disait Gros Nounours. Chauo disent les gens d’ici.


11 Décembre,
était long mais on l'a fait. La journée était moins belle mais Ursula a vu encore un peu plus de steppe désolée, d'arbres couchés par le vent et les mousses qui volettent dans les branches. C'est étrange mais la végétation ne correspond absolument pas à l'altitude.
En route avons évités des troupeaux de Guanaco (camélidés locaux, non pas des Lamas mais tout comme). Piste donc pendant 04:00 puis Puerto Natales, le village sympa déjà décrit lors de mon passage avec Loïc que nous avons rapidement vu avec Ursula.. C'est dimanche et il n'y a que des badeaux / badaux (? un trou d'orthographe.. celui qui bade, ne serait-ce que du provençal ?) mais j'aime bien.
Encore 03:00 de bus vers Punta Arenas la ville et le départ vers le nord.
En arrivant, vers 22:00 après check-in à l’hôtel, nous essayons de dîner, mais ce sera peine perdue. Apres 01:00 de marche dans la ville avec le vent adéquat, nous ne trouverons qu'un fast-food ouvert ou tous les voyageurs se retrouvent. En effet ce dimanche était un jour d'élection et tout était fermé en raison de ?? (c'était les élections) je ne sais, mais il est vrai que militaires et policiers traînent en ville... Le Chili ? on verra plus au nord.


12 Décembre,
Donc après une nuit avec beaucoup de voitures qui passent sous la fenêtre en ce milieu de ville, nous avons visités Punta Arenas pour la seconde fois mais en plein jour cette fois. 2 à 3:00 de marche à travers la ville nous ont épuisés. Peut-être 5 immeubles en tout, le reste des maisons et des baraques. La tôle ondulée est reine ici. Elle est peinte de couleur assez claire et recouvre 80% des habitations. Les parcelles sont de 300 à 400mcarré, les rues en terre battues, et les gens affichent des panneaux sur leur maison, disant qu'ils ne paieront pas la taxe pour faire le trottoir ou la rue ...


En fait le Chili me fait penser à la Roumanie, un peuple mal mené un peu usé par les malheurs, un état qui, qui, bref, et un vieil esprit socialisant qui espère toujours. Cela donne des queues aux guichets de banque et des services qui ne sont pas à jour ...On verra si cette opinion se confirme. Vers 14:00 Aéroport et vol.





13 Décembre,
Le vol fut sans histoire et parfaitement à l'heure. On m'avait LAN c'est comme était Lufthansa et c'est vrai, précis et professionnel, pas un sourire. mais tip top.... A l’aéroport pas de compagnie «National Rent» pour la voiture réservée, mais après 3 minutes les gars de Alamo me demande si je cherche «National», je dis oui, et ils me disent qu'ils sont aussi «National». C'est vrai je me rappelle, il y a 10 ans je les ai eu tous les 2 comme clients et ai assisté à la fusion-globalisation ... (Je ne veux pas m’étendre sur ce sujet, il est toujours bien vif dans mes pensées ¨). Bref, on roule vers Puerto Varas, 50 km nord de Puerto Montt et on cherche de l'essence, car pour eux c'est si cher qu’ils ne remplissent pas le réservoir. Seulement 5 litres ... Bon on est à hôtel correct mais avec une belle vue (on surplombe un lac grand comme le Leman avec les 2 volcans au fond par la fenêtre. Pas mal ces temps. Y a même de l'eau chaude en continu.. Le pied donc. On a super dîné après un tour dans cette ville très alpine poissons et vin blanc, ouf je vous dit pas cette soirée du 12 Décembre. Aujourd'hui, 13, nous partons pour faire le tour du lac (avec 80km de piste) temps maussade au début (le volcan 4000m avec neige à disparu du paysage ce matin), mais vers 12:00, on le retrouvera. Le coin est charmant avec un petit bocage type sud de l'Allemagne (Frutillar) mais des Eucalyptus aussi. En fait pour une colonie allemande, ça ressemble étrangement à Albany, sud de Perth en Australie, les volcans en moins. Constructions en bois et églises sévères, petits jardin soignés, belles habitations en bois, bref charmant. Rentrés vers 19:00, on récupère le linge, quelques mails, un bon dîner dans un bistro un peu bizarre mais loin des circuits touristiques. Une très bonne journée, somme toute, tout près de Bariloche en Argentine. En effet nous sommes dans le Lake district qui s'étend sur le Chili et l'Argentine. Cela aurait pu être un moyen de traverser et de retourner en Argentine, pour la quelle mon coeur continue de balancer. Ceci dit, le Chili est charmant mais pesant selon mes humeurs. Je sens de la lourdeur ici que je n'ai pas ressentie en Argentine ... Va falloir que je relise la vie et l'histoire de ce pays avec plus de calme.

14 Décembre,
Des Km et des Kms. Sommes allés
visiter la fameuse île de Chiloe (Ancud) distante de 80Km de Puerto Varas On roule mais bon. Une fois pris le bac et une fois sur l'île, tout change, Je n'ai jamais vu autant de genêts en fleur de ma vie. Les routes ont des murailles jaunes d'or.. Merveilleux. Apres 30 km de piste peu accueillante, nous avons atteint la Pinguineiria et une fondation chilienne-allemande pour protéger les pingouins Hulbot qui disparaissent. En quelques 15minutes nous avons compris que cette fondation était très mal vue des autochtones ...


Ah! Nous avons de nouveau eu une chance incroyable. Il a fait beau mais beau dès 11:00 alors que la région est connue pour 330 jours de pluie par an ! ouais ! le pied! nous avons le soleil et les coups de ... Moi je ramasse à chaque coup. Quelques belles photos j'espère (Pingouins, Phoques, Cormoran à pieds rouges, Loutres de mer (les aurais pas en photo je pense), vagues du pacifique, mer et volcans muy estupendo ! Retour sans problème, orgie de poissons et vin blanc et maintenant dodo... Aie ya aie y ah ! la vida es mi pasión !

15 Décembre,
Texte saisi le 20 décembre à Salta, car pas le temps pour Internet...
Avons quitte Puerto Varas vers 09:00 pour conduire ces quelques 70Km au sud vers Puerto Montt ville ou se trouve notre aéroport et la remise de la voiture.
Puerto Montt : Capitale de la région, en pleine expansion avec industries tout autour et oui! qques shopping centers. Ces derniers n'ouvrent qu’à 10:30 et la foule fait la queue devant les portes. Ce jour là, notre première expérience de parking souterrain au Chili. Tout beau tout neuf, bien organisé, tout vide aussi car hors de prix. Même prix que Genève.
Avons baguenaudés dans le centre piétons et cherchés l'architecture nouvelle, mais n'avons rien vu de bien passionnant. Puerto Varas, si plus touristique, était plus intéressant. Ah oui, il souffle un vent d'enfer de nouveau.
Ensuite avion un peu en retard, donc un peu de stress car correspondance à Santiago (nous n'aurons que 30 minutes pour trouver notre prochain vol et l’aéroport de Santiago (le national donc) n'est pas très bien indiqué. Il nous faudra ressortir puis re-rentrer pour trouver le bon chemin. Heureusement il n'y avait pas trop de monde lors du check de sécurité. Ils font semblant d’être très sévères, mais les racontars des autres touristes prouvent le contraire. Bof!...
Arrivés avec bagages à l'heure à Calama tout au nord du Chili 1500m d'altitude, bon vent bons 27degres, et un ciel pur bleu sur un sol tout plat avec au loin qques sommets. Chouette, du terrain vide couleur sable à perte de vue ... (j’aurais du ajouter, j’aime déjà !)
Trouvons un transfert (bus de 18 personnes marque Mercedes ; ils ont le monopole des bus de transfert dans toute cette partie du monde, c’était les mêmes à El Calfate, Torres del Paine, Ushuaia, etc...) pour San Pedro de Atacama. partons et on monte, on monte jusqu'a 3200m pour la photo de touriste puis la descente vers SnP-Atacama, où on nous dépose à l’hôtel Kimal (ma seule pub dans cette histoire mais il était vraiment sympa !) Ce dernier est très sympathique. Je demande Gloria, avec laquelle j'ai échangé des Emails pendant 2 mois pour trouver les billets de bus pour le retour en Argentine et qui s'inquiétait pour nous car on ne peut pas réserver, et on ne peut pas payer par carte de crédit, et de plus, il faut présenter son passeport à l’achat des billets. Elle n'avait pu donc rien faire et jusqu'a Puerto Varas, il y a 3 jours j'avais des soucis pour ce passage (un bus tous les 3 jours seulement, j'ai acheté dès que je suis arrivé au Chili, nos places alors qu'il n'en restait que 6 avec une semaine d'avance ... Ce fut un peu risqué, surtout que j'avais mis 1:00 pour avoir ces billets avec l'employé de cette compagnie qui trouvait le bus mais pas les prix.... Latinos quoi, débrouille-system quoi, mais Tranquillo jusqu'à un certain point. Bref ce fut fait.
Donc Olla! Olla! avec Gloria toute contente de nous voir. Le village de SnP-Atacama est un pueblo entièrement construit en Adobe (briques de boue séchée) et de un seul étage, rues en terres et poussière, (c’est pas spécifique du coin, en fait à part la rue principale en Argentine et au Chili, toutes les autres rues sont en terre. Il faut des villes de plus de 100'000 habitants pour avoir plus qu’une rue en goudron) et un peu de vent pour que la population à base de touristes et de gens employés par l'industrie du tourisme puissent respirer.
Sympa, le back-packer côtoie les gens aisés; les sandales puantes sont à coté des escarpins poussiéreux et des jambes, ventres et fesses à moitie nues. Le tourisme quoi. Coté local, des indiens mais aussi des employés européens qui cherchent à faire des sous pour continuer le voyage. Une base de tourisme.
Bref dîner chez un français qui nous expliquera qu'ici on fait du fric facile car le monde vient ici.
Nuit tranquille, ciel merveilleux.